Un petit mot sur le bénévolat

  • Différence entre le woofing et le bénévolat.

  • Bénévolat : Situation d'une personne qui accomplit un travail gratuitement, sans y être obligée . Le bénévolat est une activité désintéressée. Le bénévole ne peut donc percevoir aucun type de rémunération, quelle que soit la qualification donnée aux sommes versées (primes, indemnités, dédommagements...), ni de prestation en nature : repas, hébergement, transport, mise à disposition d'un véhicule...

législation légale : https://www.assistant-juridique.fr/remboursement_benevole.jsp

  • Le woofing en France ne correspond à aucun statut légal. Il désigne l'accueil de personnes au sein d'une exploitation agricole, dans un but de découverte du mode de vie des agriculteurs. Ce dispositif n'a pas de base juridique. Il doit doit être considéré comme des vacances actives à la campagne permettant à la personne d'accompagner l'exploitant dans certaines de ses activités en dehors de toute relation de travail. En revanche, toute fourniture d'une prestation de travail par le Woofer ayant comme contrepartie une rémunération sous une forme quelconque, fût-elle en seuls avantages en nature, gîte et couvert, et dans un rapport de subordination de l'hôte, tels que l'intervention de l'hôte dans l'exécution du travail, l'exercice d'un droit de contrôle et de direction sur le Woofer, serait constitutive d'une relation salariale. Dans de telles situations appréciées au cas par cas par l'inspection du travail en cas de contrôle, la relation avec l'hôte devrait être requalifiée en contrat de travail avec les conséquences en découlant en matière de droit du travail et de la sécurité sociale. Sous ces réserves, le ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt ne s'oppose pas à cette modalité d'initiation de personnes aux pratiques agricoles, en particulier aux modes de production de l'agriculture biologique.

Législation légale : https://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-47417QE.htm

  • Notre démarche nous permet donc d'accueillir des bénévoles et non pas des woofeurs. Ceci nous mettrait dans une situation législative illégale et donc, dangereuse pour la pérennité de notre association et de notre coopérative. Ce qui implique que nous ne pouvons pas offrir le gîte et le couvert, que ceux-ci doivent être payés par les bénévoles dont nous faisons aussi partie.

  • Une chose essentielle à nos yeux, c'est que nous souhaitons sortir du système actuel. Pour ce faire, il nous semble essentiel d'arrêter d'en nourrir ses racines. Ça commence, pour nous, par sortir des notions de propriété individuelle, de spéculation et de rentabilité. A l'Oasis des Ages, c'est la coopérative Agylia qui est propriétaire de son terrain et de ses bâtis. Chaque personne qui désire y résider achète des parts sociales qui servent à l'aménagement et au fonctionnement de la coopérative. Lorsque la personne repart, Agilya lui rembourse ses parts sociales.

  • Nous sommes tous bénévoles, certains avec un statut de résidents (achat de parts sociales qui donne l'accès aux prises de décisions concernant l'orientation et le fonctionnement du collectif et du lieu) et d'autres, parce qu'ils sont curieux d'en apprendre plus sur la vie en collectif, sur le « faire ensemble » ou parce qu'ils ont envie de découvrir des techniques de construction, de maraîchage ou encore par envie de participer à une autre façon d'envisager la vie...

  • La phrase « Tout travail mérite salaire » est basée sur des valeurs capitaliste de rentabilité. L'intérêt, l'enthousiasme, l'envie d'apprendre, de découvrir, la joie de faire ensemble sont les moteurs de ce lieu. Que nous soyons bénévoles résidents ou bénévoles de passage, nous payons tous nos repas au prix coûtant. Seuls, les bénévoles de passage ne payent qu'1€/nuit pour le logement, prix de l'assurance et de la taxe de séjour, les autres, bénévoles résidents, payent un loyer de 5€m². Personne ne paye personne, chacun contribue de son plein gré, en conscience, à quelque chose qui a du sens à ses yeux.